Respirer l'air marin pourrait aider à combattre le cancer du poumon et l'hypercholestérolémie, selon une étude menée par l'Université de Gand et le Flanders Marine Institute.
Des chercheurs gantois ont analysé les effets des substances présentes dans l'air marin sur nos gènes. Ils ont collecté des échantillons d'air sur la côte belge et les ont exposés en laboratoire à des cellules cancéreuses pulmonaires humaines. Résultat inattendu : l'air marin inhibe un gène clé impliqué dans le développement du cancer du poumon et de l'hypercholestérolémie. Des études précédentes ont démontré que l'inhibition de ce gène entraîne la mort des cellules cancéreuses pulmonaires et une baisse du cholestérol sanguin.
Les scientifiques estiment que ces découvertes pourraient ouvrir la voie à de nouvelles thérapies anticancéreuses et hypocholestérolémiantes.
Comme le soulignent les chercheurs, le développement de thérapies reste lointain. L'ingrédient actif de l'air marin n'est pas encore identifié, et ses effets secondaires sur l'organisme humain doivent être évalués.
« L'ingrédient actif dans l'air marin n'a pas encore été identifié, et il faut ensuite vérifier si ces substances ont des effets néfastes sur le corps humain »
Il est notable que des études belges antérieures aient observé moins de cancers du poumon sur la côte belge que dans le nord du pays, un phénomène également constaté dans les cantons de l'Est. Cependant, l'incidence du cancer du poumon en Belgique est fortement corrélée au statut socio-économique : plus il est bas, plus les taux sont élevés. De plus, les fumeurs, plus nombreux dans les milieux défavorisés, constituent un facteur majeur.
En laboratoire, des substances de l'air marin influencent la division des cellules cancéreuses pulmonaires et un gène lié au métabolisme du cholestérol. Cela ne prouve toutefois pas que l'air marin prévienne le cancer du poumon ou réduise le cholestérol chez l'humain.