Les cafés, restaurants et salles de fitness représentent des foyers d'infection idéaux pour le coronavirus. C'est la conclusion d'une étude américaine publiée dans la revue scientifique Nature. Selon des experts belges, la fermeture de ces établissements était une décision judicieuse.
Des chercheurs américains ont analysé les déplacements heure par heure de 98 millions de personnes pendant la première vague dans 10 métropoles américaines, en s'appuyant sur les données de géolocalisation des smartphones. À partir de ces données massives, ils ont déterminé les quartiers d'origine des individus, leur revenu moyen, ainsi que les trajets vers des lieux publics (magasins, restaurants, églises) et la durée des séjours. Ces informations ont été corrélées aux taux d'infection au Covid-19 pour identifier les endroits les plus contributifs à la propagation du virus.
L'étude révèle les points suivants :
Cette étude innovante confirme des hypothèses avec des données solides. Elle porte sur les États-Unis, avec des habitudes culturelles et des types de lieux différents, et se limite aux grandes villes. Ses conclusions ne s'appliquent pas directement à la Belgique.
Cela dit, elle guide les décideurs : prioriser la réouverture des lieux à faible risque pour limiter les dommages économiques. Les restrictions de capacité offrent une alternative efficace à la fermeture totale, méritant d'être testées.
Cette recherche américaine démontre que certains lieux publics, comme les restaurants et centres de fitness, favorisent les infections en raison d'une densité élevée et de séjours prolongés. À l'inverse, les visites courtes en espaces peu denses, comme les magasins à capacité limitée, présentent un faible risque. Ces insights aident à calibrer les mesures gouvernementales.
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