Une vision optimiste du vieillissement diminue significativement le risque de démence, particulièrement chez les personnes porteuses de variants génétiques à risque.

Des chercheurs de la Yale School of Public Health (États-Unis) ont interrogé 4 765 personnes âgées en bonne santé, âgées en moyenne de 72 ans. Ils leur ont présenté l'énoncé : « Plus je vieillis, plus je me sens inutile », et demandé d'indiquer leur degré d'accord.
Quatre ans plus tard, 4,6 % des participants ayant approuvé cet énoncé avaient développé une démence, contre seulement 2,6 % chez ceux qui ne l'approuvaient pas. Les scientifiques concluent qu'une attitude positive envers le vieillissement pourrait réduire le risque de démence.
Les chercheurs ont aussi analysé la prédisposition génétique. Les porteurs du variant APOE E4 du gène APOE présentent un risque accru de 46 % de développer une démence. Parmi les participants, 26 % étaient porteurs de ce variant. Dans ce groupe à haut risque, seuls 2,7 % des personnes à l'esprit positif ont été touchées, contre 6,1 % chez celles à l'esprit négatif.
Une vision positive du vieillissement pourrait atténuer le stress et modifier l'expression du gène APOE, prévenant ainsi le développement de la démence. Ces résultats sont publiés dans la revue PLOS ONE.
Ces découvertes pourraient inspirer des campagnes de santé publique pour promouvoir une image positive du vieillissement et soutenir les porteurs du gène à risque via des interventions favorisant l'optimisme.
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