Sept des huit espèces étudiées sont en déclin depuis l'arrivée de la coccinelle asiatique.

Sept des huit espèces étudiées sont en déclin depuis l'arrivée de la coccinelle asiatique.
Apparente inoffensive comme ses cousines indigènes, la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) cache un grave danger. Initialement introduite comme agent de lutte antiparasitaire en agriculture, elle s'est naturalisée et propage le "rot inversé", une maladie dévastatrice pour les coccinelles locales. Une équipe internationale de scientifiques, incluant des chercheurs de l'Institut de recherche nature et forêt (INBO), a analysé des données de répartition spatiale. Résultat : là où elle apparaît, les espèces indigènes disparaissent.
En Belgique, détectée pour la première fois en 2001, elle a fait chuter la coccinelle à deux points de 30 %. Au total, 7 des 8 espèces indigènes étudiées ont décliné, une tendance observée aussi en Suisse et au Royaume-Uni.
Outre la compétition pour l'habitat, les asiatiques prédatent activement les indigènes. Dans certains sites, jusqu'à 30 % des larves asiatiques contiennent des larves indigènes dans leur régime.