La classification des girafes, ces icônes de la savane africaine, est révolutionnée par une analyse génétique approfondie.

Une étude génétique sans précédent remet en cause la structure taxonomique des girafes.
Les résultats de cette recherche, la plus complète à ce jour sur l'une des espèces les plus emblématiques de la faune africaine, sont stupéfiants. Malgré des apparences physiques et des motifs tachetés similaires, et un habitat partagé dans les savanes boisées au sud du Sahara, les girafes présentent des différences génétiques majeures.
Cette étude a analysé des échantillons de peau prélevés sur 190 girafes, représentant les neuf sous-espèces traditionnellement reconnues. Au lieu de variations mineures, les zoologistes ont découvert des écarts génétiques significatifs, concluant à la présence de quatre espèces distinctes. Les chercheurs proposent les noms suivants : girafe du sud, girafe du nord, girafe masai et girafe somalienne.
Cette redéfinition rend chaque espèce plus vulnérable à l'extinction, car les croisements interspécifiques sont rares, soulignent les experts.