FRFAM.COM >> Science >> Santé

Aider autrui : un réflexe inconscient, pas un choix conscient

Aider quelqu'un en détresse n'est pas une décision réfléchie, mais un réflexe cérébral automatique.

Aider autrui : un réflexe inconscient, pas un choix conscient

L'aide en situation d'urgence relève d'un mécanisme réflexe, non conscient.

Imaginez : vous marchez dans la rue et une femme s'effondre soudainement. Plus il y a de spectateurs autour, moins vous intervenez. C'est l'effet spectateur, un phénomène bien connu en psychologie sociale. Le chercheur Ruud Hortensius, de l'Université Radboud (Pays-Bas), a exploré ses bases neurales.

Il a soumis des participants à des scénarios d'urgence via la réalité virtuelle, tout en scannant leur cerveau par IRMf. Les résultats révèlent l'activation des zones cérébrales liées aux réactions automatiques face au danger.

"L'effet spectateur opère au niveau réflexe, et non comme une décision consciente, contrairement à ce qu'on pensait", explique Hortensius. "Nous en sommes peu conscients et avons peu de contrôle dessus. La présence d'autres amplifie cet inconfort personnel, provoquant une réponse figée."

Que l'on aide ou non, cela dépend donc de réflexes entraînables. Hortensius propose d'utiliser la réalité virtuelle pour former sauveteurs et policiers : "On peut recréer systématiquement ces situations pour inculquer de nouveaux réflexes." (ev)

Aider autrui : un réflexe inconscient, pas un choix conscient

Dans Eos Psyché&Brain (n°2, 2022), un dossier spécial sur le cerveau des enfants met en lumière sa malléabilité exceptionnelle. Bonne nouvelle : il est possible de restaurer partiellement cette plasticité chez l'adulte.

Commandez-le en ligne ICI.

[]