Une étude internationale démontre que toutes les plantes et animaux ne subissent pas une détérioration avec l’âge.

Une étude internationale montre que le vieillissement ne conduit pas systématiquement à une détérioration chez tous les organismes.
Tournez-le dans tous les sens : nous, humains, vieillissons inévitablement. Notre fertilité diminue et notre risque de mortalité augmente avec les années. Pourtant, tous les organismes ne suivent pas ce schéma.
Des biologistes danois et allemands ont analysé le vieillissement de 45 espèces – 10 mammifères, 12 autres vertébrés, 10 invertébrés, 12 plantes vasculaires et une algue verte – en comparaison avec les humains. Publiés dans Nature, leurs résultats sont surprenants : les données sur mortalité et fertilité, représentées en graphiques, montrent des profils variés.
La plupart des mammifères, comme le ver rond C. elegans ou la drosophile, ressemblent aux humains : le risque de mort croît avec l’âge. En revanche, l’hydre, un polype d’eau douce, maintient une mortalité constante et peut vivre jusqu’à 1 400 ans.
Également remarquable : la tortue du désert. Sa mortalité est élevée à la naissance, mais diminue ensuite, tandis que sa fertilité augmente avec l’âge. La théorie classique d’un déclin progressif ne s’applique pas à toutes les espèces.
Facteurs environnementaux
Cette recherche a suscité des critiques. Certains évolutionnistes reprochent l’absence de facteurs environnementaux, notant que les organismes en laboratoire diffèrent des sauvages, exposés à maladies et prédateurs.
Hal Caswell, écologiste américain et co-auteur, rétorque que les organismes deviennent moins résilients face à ces facteurs en vieillissant. Ainsi, ces morts environnementales reflètent aussi le vieillissement. (adw)
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