La poussière de comètes riche en carbone serait responsable de la très faible réflectivité de la surface de Mercure, qui ne renvoie que quelques pourcents de la lumière solaire incidente.

Une quantité massive de poussière cométaire riche en carbone s'est déposée sur la surface de Mercure au fil de milliards d'années, expliquant sa faible réflectivité. Selon des chercheurs de l'Université Brown (États-Unis), la planète ne renvoie que quelques pourcents de la lumière solaire.
De nombreuses petites comètes se désintègrent en s'approchant trop du Soleil. Composées d'environ 25 % de composés carbonés, elles ont libéré une poussière qui représente 3 à 6 % du matériau de surface de Mercure.
Des modèles numériques et expériences en laboratoire confirment que ces dépôts assombrissent la planète de quelques pourcents, sans trace spectroscopique visible. Les instruments de la sonde MESSENGER n'ont détecté aucun signal carboné, mais cela n'exclut pas sa présence.
Par ailleurs, la sonde MESSENGER a complété sa quatrième orbite autour de Mercure. Arrivée il y a quatre ans, elle s'approchera bientôt à quelques kilomètres de la surface avant de s'y écraser.