Selon deux astrobiologistes de l'Université nationale australienne (ANU), la vie sur les planètes est généralement de courte durée.

Les organismes succombent le plus souvent précocement au réchauffement ou au refroidissement rapide de leur planète (Astrobiology, janvier 2016).
L'univers abonde probablement en mondes rocheux dotés de ressources en eau et en énergie. Comme l'a souligné le physicien italien Enrico Fermi en 1950, on s'attendrait à observer régulièrement une vie extraterrestre avancée. L'absence de tels signes constitue le fameux paradoxe de Fermi.
Les deux chercheurs s'opposent à la théorie du "Gaian Bottleneck", qui postule que la vie est si fragile à ses débuts qu'elle s'éteint rapidement.
En réalité, le climat des jeunes planètes est souvent trop instable. Pour préserver l'habitabilité, les premiers organismes devraient constamment réguler la production de gaz à effet de serre, comme la vapeur d'eau et le dioxyde de carbone.
Ce succès reste rare. À l'origine, Vénus et Mars étaient probablement aussi habitables que la Terre. Pourtant, en un milliard d'années, Vénus est devenue une étuve et Mars un désert gelé. Si la vie y a émergé, elle n'a pas su stabiliser un climat en mutation rapide. Jusqu'à preuve du contraire, seule la Terre y est parvenue.