Trois sondes spatiales font route vers la planète Mars. Quelles sont-elles et quelles missions les attendent ?
La sonde Al-Amal, des Émirats arabes unis – premier pays arabe à s'aventurer dans l'exploration planétaire –, a été construite aux États-Unis et lancée l'été dernier par une fusée japonaise. Elle est entrée en orbite martienne mardi, adoptant une trajectoire elliptique haute pour étudier l'atmosphère de la planète comme un satellite météorologique. Surnommée « Espoir » en arabe, Al-Amal analysera également la surface martienne.
Moins de 24 heures plus tard, Tianwen-1, de Chine, atteindra la planète rouge. Bien que le « 1 » suggère une première tentative, Pékin avait échoué il y a dix ans avec Phobos-Grunt (mission russe), bloquée en orbite terrestre par une panne moteur.
Tianwen-1 est une mission double : un orbiteur étudiera l'atmosphère martienne, tandis qu'un atterrisseur avec rover s'y posera en mai. En cas de succès, la Chine rejoindra les États-Unis comme deuxième nation à poser un rover sur Mars. Ce dernier, équipé de radar et d'analyseurs chimiques, recherchera des biomolécules – composés organiques produits par des organismes vivants.
Le 18 février, Perseverance (« Percy »), le rover américain de près d'une tonne, atterrira directement sur Mars. À la recherche de traces de vie microbienne ancienne, il collectera des échantillons de sol pour une future mission américano-européenne vers la Terre.
Il se posera dans le cratère Jezero, sur un ancien delta fluvial asséché – site trop risqué pour Curiosity en raison de ses falaises et nids-de-poule, mais prometteur pour des biomolécules.
Perseverance embarque aussi Ingenuity, un mini-hélicoptère expérimental de moins de 2 kg. La NASA testera le vol dans l'atmosphère martienne ténue : jusqu'à 10 m de hauteur et 300 m de distance. Succès oblige, ces aéronefs serviront de drones de reconnaissance pour de futures missions.
Dernière mise à jour : 02/09/2021 à 17h45.