Le stress accentue les brûlures d’estomac, mais des solutions simples existent pour y remédier.
Après plus d’un an de pandémie, de nombreux confinements ont entraîné une sédentarité accrue, une alimentation plus riche et un niveau d’anxiété élevé. Apprenez à mieux gérer le stress et l’anxiété.
« Tout cela perturbe nos fonctions digestives », explique le Dr Christopher Andrews, gastro-entérologue à Calgary. Les brûlures d’estomac sont en hausse : en décembre 2020, les États-Unis ont même connu une pénurie temporaire d’antiacides.
Les brûlures d’estomac se manifestent par une sensation brûlante dans la poitrine ou l’épigastre, due au reflux d’acide gastrique et d’enzymes digestives dans l’œsophage. Lors de la déglutition, le sphincter œsophagien inférieur se relâche pour laisser passer les aliments, puis se referme. S’il est affaibli ou dysfonctionnel, l’acide remonte et irrite la muqueuse.
L’alimentation est souvent en cause : aliments acides (sauces piquantes, café), chocolat, aliments gras (fromage, avocat) relâchent le sphincter via des hormones. Les plats épicés aggravent l’inconfort.
Personne n’est épargné, mais le surpoids augmente le risque. Une étude de 2006 montre que les personnes en surpoids ou obèses en souffrent 2 à 3 fois plus, en raison de la pression sur l’estomac favorisant le reflux. Les changements alimentaires post-confinement, avec plus de « comfort food », causent ballonnements et gaz, compressant l’estomac. Ne négligez pas ces maux de ventre potentiellement graves.
Le stress active le système nerveux sympathique, interférant avec le système nerveux entérique digestif, hypersensibilisant les nerfs.
Des brûlures occasionnelles sont bénignes, mais des épisodes fréquents signalent un besoin de mode de vie sain. Une étude récente sur 9 000 patients suivant un plan en 5 étapes (poids raisonnable, alimentation saine, exercice, non-fumeur, réduction café/thé/gazeuses) a réduit les symptômes de 40 %. Le Dr Andrews conseille d’éviter de manger tard le soir : « Allongé avec l’estomac plein, le reflux est favorisé. »
Les anti-H2 et antiacides en vente libre bloquent le reflux et soulagent. Si plus de 3 fois/semaine sur la durée, consultez : risque d’œsophagite et cancer. Signes alarmants : dysphagie, vomissements, perte de poids, anémie. Le médecin peut prescrire des IPP ou une chirurgie pour le sphincter. []