Les athlètes subissant des coups répétés à la tête, comme les footballeurs américains ou les boxeurs, risquent une dégénérescence cérébrale à long terme. Ce ne sont pas les impacts directs, mais une réaction immunitaire anormale qui en est responsable.

Les coups répétés à la tête, même légers, endommagent la barrière hémato-encéphalique (BHE), la paroi protectrice entre le cerveau et la circulation sanguine.
La BHE retient normalement les substances protectrices, comme le liquide céphalorachidien, à l'intérieur du cerveau. Des impacts mineurs ouvrent des brèches locales, libérant des protéines comme la S100B dans le sang.
Des chercheurs de l'Université de Rochester ont démontré que cette S100B est prise pour un corps étranger par le système immunitaire, qui produit des anticorps. Ces anticorps traversent ensuite la BHE pour attaquer la myéline et les axones des cellules nerveuses saines.
Ainsi, même des chocs routiniers provoquent des dommages cumulatifs. Chez 67 joueurs de football américain examinés après un match, du S100B était présent dans le sang, sans aucun impact violent signalé. (ks)