Les bactéries peuvent être mortelles.

La "bactérie mangeuse de chair", ou streptocoque du groupe A (GAS), dégrade les cellules humaines et peut entraîner des infections graves, voire mortelles. Par une découverte fortuite, des chercheurs ont identifié une protéine humaine susceptible de mener au développement d'un vaccin.
Le streptocoque du groupe A (GAS), surnommé "bactérie mangeuse de chair", est souvent bénin lorsqu'il infecte les muqueuses ou la peau, provoquant une angine ou une infection cutanée mineure. Cependant, en cas d'invasion de la circulation sanguine ou des tissus profonds, il devient redoutable, digérant peau, muscles et tissus graisseux, avec un risque vital élevé.
Difficile à détecter pour le système immunitaire
Le système immunitaire peine à combattre le GAS en raison de la grande variété de ses protéines de surface, qui masquent l'agent pathogène et permettent à de nombreuses souches d'échapper à la détection.
Des scientifiques américains ont accidentellement découvert une protéine humaine capable de reconnaître plusieurs souches de GAS lors d'études initialement distinctes. Cette information a rapidement été relayée à des microbiologistes spécialisés dans les streptocoques.
Vers un vaccin universel
Ces experts ont confirmé en laboratoire que la protéine C4BP identifie plus de 90 % des souches GAS, surpassant ainsi notre système immunitaire. Ils ont élucidé son mécanisme : elle détecte des motifs spécifiques au sein des protéines d'enveloppe bactériennes.
Le défi actuel consiste à concevoir un vaccin qui "apprenne" à nos cellules immunitaires cette reconnaissance de motifs, rendant toutes les souches GAS inoffensives. Étant une protéine humaine, le C4BP inspire un fort optimisme quant à la faisabilité de ce projet.