Certains contraceptifs peuvent échouer en raison d'un gène actif qui décompose leurs ingrédients hormonaux.
Les grossesses survenant malgré l'utilisation de contraceptifs pourraient être liées à un gène dégradant les substances actives. C'est ce qu'a révélé une étude menée par le Campus médical Anschutz de l'Université du Colorado, aux États-Unis.
Les contraceptifs comme la pilule ou l'implant hormonal ne sont efficaces qu'à 99 % maximum. Les causes d'échec restent souvent mystérieuses, attribuées généralement à une mauvaise utilisation. Les chercheurs américains ont exploré d'autres pistes.
Ils ont analysé 350 femmes porteuses d'un bâtonnet contraceptif : un petit implant sous-cutané en plastique libérant de la progestérone pour empêcher l'ovulation.
Tous les participantes ont bénéficié d'un dépistage génétique. Résultat : 5 % présentaient un gène spécifique, CYP3A7*1C, resté actif. Normalement inactif après la naissance, ce gène produit l'enzyme CYP3A7 qui dégrade les progestatifs. Les femmes concernées risquent ainsi une grossesse, surtout avec des contraceptifs à faible dose.
Les médecins imputent souvent ces échecs à des erreurs d'usage, mais les gènes pourraient en être la cause. Les chercheurs préconisent une prise en compte génétique dans la prise en charge.
Ces résultats ont été publiés dans la revue Obstetrics & Gynecology.
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