Le sevrage progressif des antidépresseurs pendant la grossesse est sans danger pour la mère et l'enfant lorsqu'il est associé à une thérapie cognitive préventive (TCP).
Entre 2 et 3 % des femmes enceintes prennent des antidépresseurs. Des études indiquent que ces médicaments peuvent poser des risques pour le fœtus, comme un risque accru d'autisme. On recommande souvent d'arrêter le traitement, mais cela peut entraîner une rechute dépressive, néfaste pour l'enfant à naître.
Marlies Brouwers, de l'Université d'Utrecht, a mené la première étude randomisée mondiale sur l'impact du sevrage ou de la poursuite des antidépresseurs chez 44 femmes enceintes en rémission dépressive. La moitié a continué les médicaments, l'autre a réduit progressivement sous TCP.
Les résultats montrent que le sevrage avec TCP protège les femmes des fluctuations émotionnelles et de la dépression, sans différence significative pour les nouveau-nés (poids à la naissance, âge gestationnel). Cette approche est une alternative fiable.
Toutes les participantes étaient en rémission et prenaient des antidépresseurs en prévention. Les effets chez les femmes dépressives actives, celles traitées pour anxiété ou allaitantes restent à étudier. Brouwer appelle à des recherches urgentes sur ces groupes.
À l'avenir, elle évaluera les effets à long terme sur les enfants, notamment le risque de troubles ultérieurs.
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