Le mythe du « manger pour deux » pendant la grossesse est heureusement révolu. De récentes études alertent sur les risques d'une prise de poids excessive chez la mère, qui pourrait augmenter les chances de diabète chez l'enfant.
Des chercheurs chinois ont analysé les données de 905 femmes avant et pendant leur grossesse, ainsi que celles de leurs enfants à 7 ans. Le poids pré-grossesse a été auto-déclaré, et le poids pré-partum mesuré. Les naissances prématurées ou post-terme ont été exclues du suivi.
À 7 ans, les enfants ont subi des examens complets : mesure de la pression artérielle, du poids, de la taille, de la circonférence abdominale et des hanches, estimation du pourcentage de graisse via les plis cutanés. Un test oral de tolérance au glucose (OGTT) a évalué les niveaux de sucre et d'insuline après ingestion d'une boisson sucrée. Les analyses ont ajusté pour des facteurs comme la taille des enfants, l'IMC maternel pré-grossesse, l'hypertension et le diabète maternel.
Selon les recommandations américaines, 17,2 % des femmes ont pris trop peu de poids, 41 % trop, et 41,8 % un poids conforme. Par rapport au groupe normal, les enfants des mères ayant excessivement pris du poids étaient légèrement plus grands (124 cm vs 125 cm en moyenne) et plus lourds (22,6 kg vs 24,5 kg), avec un pourcentage de graisse plus élevé, une circonférence abdominale accrue, une tension artérielle plus haute et des signes plus fréquents de résistance à l'insuline – un prédicteur potentiel de diabète.
Ces findings corroborent des études antérieures liant prise de poids maternelle excessive et impacts sur la santé infantile. Notamment, le lien avec la résistance à l'insuline et l'hypertension chez l'enfant persiste indépendamment de l'IMC pré-grossesse ou des glycémies maternelles.
« Il y a sans doute d'autres facteurs, comme un mode de vie moins sain des mères. Les jeunes enfants sont influencés par les habitudes parentales, notamment alimentaires. »
Cette étude observationnelle ne démontre pas de causalité. D'autres variables, comme le mode de vie familial, interviennent. Les différences culturelles sino-occidentales limitent l'extrapolation. Enfin, la résistance à l'insuline n'équivaut pas forcément à un diabète futur.
Des travaux précédents indiquent que les besoins énergétiques restent stables les 6 premiers mois. Les guidelines NICE britanniques préconisent +200 kcal/jour seulement au troisième trimestre, une alimentation variée et de l'exercice. L'outil de l'UZ Leuven calcule le gain optimal selon l'IMC.
Cette étude ne prouve pas que la prise de poids excessive cause le diabète chez l'enfant. Néanmoins, un mode de vie sain en grossesse est crucial pour la santé maternelle et infantile. Optimisez alimentation, exercice et habitudes pour un bon départ au bébé.
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