Les enfants nés en décembre sont diagnostiqués plus fréquemment avec un TDAH que leurs camarades nés en janvier.

Une étude menée en Colombie-Britannique (Canada) révèle que cet écart n'est souvent pas justifié. Comme en Belgique et aux Pays-Bas, les classes y sont organisées par année de naissance, rendant les enfants nés en janvier presque un an plus âgés que ceux de décembre. Cela crée une différence de maturité intellectuelle et physique, appelée effet relatif de l'âge.
Des chercheurs canadiens ont analysé les données de 938 000 enfants âgés de 6 à 12 ans, nés entre le 1er décembre 1997 et le 30 novembre 2008. Résultat : les enfants nés en décembre ont 39 % plus de chances de recevoir un diagnostic de TDAH que ceux nés en janvier. Chez les filles, où le TDAH est trois fois moins fréquent que chez les garçons, l'écart est encore plus marqué : 70 % de risque supplémentaire.
Selon les experts, les enfants les moins matures sont ainsi surdiagnostiqués, avec des conséquences néfastes. Les traitements médicamenteux entraînent des effets secondaires comme des troubles du sommeil, un risque cardiovasculaire accru et un ralentissement de la croissance. De plus, le stigma du TDAH altère l'image de soi et les relations sociales.
Les chercheurs préconisent de tenir compte de l'âge relatif lors des suspicions de TDAH, et d'observer le comportement hors contexte scolaire pour un diagnostic précis. (ev)
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