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Les femmes préfèrent-elles vraiment les 'mauvais garçons' ? Ce que révèle la science

Le cliché persistant affirme que les femmes, malgré leurs dires, succombent aux 'mauvais garçons', tandis que les hommes gentils passent à côté de l'amour. Que dit la science à ce sujet ?

Les femmes préfèrent-elles vraiment les  mauvais garçons  ? Ce que révèle la science

Cette idée, ancrée dans l'imaginaire collectif, alimente un marché florissant de livres et de cours de séduction. Certains apprennent même le 'negging', technique consistant à insulter pour attirer. Pourtant, une étude menée par Eveline Vincke, chercheuse en communication à l'Université de Gand, indique que des comportements comme fumer ou boire peuvent sembler attractifs pour des relations courtes, mais pas au-delà.

Dans une étude américaine, des femmes ont évalué des profils de sites de rencontres. Les hommes se décrivant comme altruistes ('Je fais du bénévolat') ont reçu de bien meilleures notes. D'autres recherches confirment que les femmes privilégient les hommes sensibles, confiants et décontractés, rejetant les profils agressifs ou dominateurs. Verdict clair : face à des partenaires hypothétiques, les 'gentils' l'emportent.

La gentillesse n'est pas à sous-estimer. Des études montrent qu'une personnalité chaleureuse et conviviale booste même l'attractivité physique perçue. Ces qualités – chaleur, amabilité, décence – séduisent autant hommes que femmes, rendant leurs porteurs plus désirables et physiquement attirants.

L'attrait temporaire des narcissiques

Il arrive que des 'mauvais' profils fascinent initialement. Les narcissiques, empreints de supériorité et d'arrogance, investissent dans leur apparence : les femmes narcissiques soignent maquillage et décolletés, les hommes sculptent leur musculature. À court terme, ils paraissent charismatiques et amusants. Mais à long terme, leur hostilité et leur arrogance les discréditent. Logique : ils fuient les engagements durables.

D'autres facteurs expliquent les choix 'mauvais' : répétition de schémas toxiques passés, stress des rencontres ou adhésion à des mythes. En réalité, la majorité préfère des partenaires bienveillants.

Le stéréotype des 'gentils derniers' contredit les preuves scientifiques et sabote les relations saines. Il impose des comportements artificiels et renforce une vision misogyne blâmant les femmes. Conseil scientifique : soyez authentiquement gentil.

Traduction : Marc Lebailly

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