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Trouble affectif saisonnier (TAS) : mythe ou réalité scientifique ?

Êtes-vous friand des beaux jours ensoleillés et agacé par le froid hivernal ? L'approche de l'hiver vous plonge-t-elle dans la tristesse ? Si oui, vous n'êtes pas seul. Le "blues hivernal" pourrait être lié au trouble affectif saisonnier (TAS). Bien que contesté par certains, ce trouble est reconnu par de nombreux experts. Cet article explore sa définition, les arguments pour et contre son existence, ainsi que les traitements disponibles.

Qu'est-ce que le trouble affectif saisonnier ?

Selon la Mayo Clinic, le TAS est un type de dépression lié aux changements saisonniers, avec des symptômes apparaissant généralement à l'automne et persistant l'hiver. Fatigue, manque d'énergie et humeur triste sont courants, dus principalement à une exposition réduite au soleil. Comme l'explique Sabrina Felson, MD, sur WebMD : "La plupart des gens produisent de la vitamine D grâce à la lumière solaire sur la peau nue." En hiver, le temps passé à l'intérieur fait chuter ces niveaux, aggravant la dépression jusqu'au printemps.

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Le TAS, un mythe ?

Des études remettent en question son existence. Megan Traffanstedt, Sheila Mehta et Steven LoBello (Université d'Auburn à Montgomery) ont analysé dans Clinical Psychological Science (2016) les réponses de 34 294 adultes via le questionnaire PHQ-8. Résultat : aucune corrélation significative entre dépression et saisons, latitude ou exposition solaire. Ils citent aussi une étude de Hansen et al. (2008) en Norvège arctique : pas d'augmentation des symptômes pendant la nuit polaire.

"L'idée d'une dépression saisonnière semble être une croyance populaire bien ancrée", concluent-ils.

Des preuves solides en faveur du TAS

À l'opposé, Steven D. Targum et Norman Rosenthal, dans Psychiatry, estiment que 6 % des Américains (surtout nordiques) souffrent de TAS sévère, et 14 % d'un "blues hivernal". À Oslo, 14 % des résidents présentent des symptômes contre 4,7 % à New York, liant le phénomène à l'obscurité prolongée.

Une étude de Sue Penckofer et al. (Issues in Mental Health Nursing, 2010) confirme : chez 16 patients TAS, une heure quotidienne de luminothérapie réduit significativement les symptômes, contrairement au groupe témoin.

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Le verdict

Malgré les doutes, les données globales soutiennent le TAS. Les études sceptiques montrent des baisses minimes de dépression, cohérentes avec les recherches pro-TAS. Les différences géographiques et l'efficacité de la luminothérapie en sont des preuves irréfutables.

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Trouver de l'aide contre le TAS

Les traitements incluent la luminothérapie (photothérapie simulant la lumière naturelle), la psychothérapie et les antidépresseurs comme les ISRS (citalopram, fluoxétine, etc.). Les suppléments de vitamine D complètent souvent ces approches.

Une option moderne : le conseil en ligne via BetterHelp, avec 2 283 thérapeutes agréés. Simple et accessible, il commence par un questionnaire en ligne (âge, genre, symptômes, etc.) pour matcher avec un professionnel. Séances par chat, appel ou vidéo, sans assurance requise ni stigmatisation.

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En conclusion, le TAS est une réalité pour beaucoup. Consultez un professionnel via BetterHelp.com pour retrouver vitalité et épanouissement.

Sources

  • Felson, Sabrina, MD. "Diaporama : La vérité sur la vitamine D." WebMD, 30 mai 2018.
  • LoBello, Steven G., et al. "Dépression majeure avec variation saisonnière : une construction valide ?" Clinical Psychological Science, vol. 4(5), pp. 825-834, 2016.
  • Personnel Mayo Clinic. "Trouble affectif saisonnier (TAS)." Mayo Clinic, 25 octobre 2017.
  • Penckofer, Sue, et al. "Vitamine D et dépression : où est le soleil ?" Issues in Mental Health Nursing, vol. 31(6), pp. 385-393, 2010.
  • Targum, Steven D., MD, et Norman Rosenthal, MD. "Trouble affectif saisonnier." Psychiatry, vol. 5(5), pp. 31-33.
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