Les radiologues profitent de cette trouvaille pour analyser d'éventuelles maladies cardiaques.

Une équipe d'archéologues français a réalisé une découverte remarquable dans un cimetière de Rennes, à l'ouest de la France. Ils ont exhumé cinq urnes en forme de cœur datant du XVIe ou XVIIe siècle. À l'intérieur se trouvaient les cœurs embaumés des défunts.
Des radiologues de l'Université de Toulouse ont saisi l'occasion pour examiner ces organes à la recherche de signes de maladies cardiaques potentiellement fatales. Ils ont réalisé des IRM et des tomodensitogrammes afin d'analyser la structure cardiaque.
L'un des cœurs était exempt de toute pathologie, mais trois autres présentaient des plaques sur les artères. Les chercheurs ont diagnostiqué une artériosclérose (ou athérosclérose), une maladie encore courante de nos jours. Le cinquième cœur était trop dégradé pour être étudié.
Enterré aux côtés du cœur de l'être aimé
Autrefois, il était courant qu'une veuve ou un veuf soit inhumé(e) en compagnie du cœur embaumé de son conjoint décédé auparavant. C'est le cas d'au moins un des cœurs découvert à Rennes. Il appartenait à Toussaint Perrien, chevalier de Brefeillac, comme l'indique l'inscription. Ce cœur a été enterré avec sa femme, Louise de Quengo, dame de Brefeillac, dont le corps a été retrouvé sur le même site par les archéologues. (adw)

(photo : Rozenn Colleter, Ph.D./INRAP)