Le sous-continent indien, autrefois isolé, n’est entré en collision avec l’Asie qu’il y a 40 millions d’années, et non 50 comme estimé auparavant. Cette force tectonique a propulsé la formation de l’Himalaya.

L’Inde s’est intégrée à l’Asie plus tardivement que prévu. Selon une étude américaine à paraître dans Earth and Planetary Science Letters, des analyses de milliers de kilogrammes de roches prélevées dans le nord du Pakistan et de l’Inde révèlent des cristaux dont la composition chimique éclaire l’histoire géologique ancienne.
Il y a 50 millions d’années, l’Inde a heurté un archipel, aujourd’hui enfoui au cœur de l’Himalaya, avant de percuter le continent asiatique 10 millions d’années plus tard. Une partie de l’Inde a alors plongé sous l’Asie, réduisant sa taille originelle. « L’Inde avançait à plus de 10 cm par an. Sur 10 millions d’années, cela représente 1 000 km de différence », explique le chercheur Oliver Jagoutz.
La Terre est divisée en plaques tectoniques en mouvement constant, générant séismes et chaînes de montagnes comme l’Himalaya ou les Alpes lors des collisions continentales. Ces déplacements, quoique lents, couvrent des milliers de kilomètres sur des millions d’années. Ainsi, l’Inde, l’Australie et l’Antarctique étaient autrefois voisins.
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