Des fragments minuscules de roche synthétique, utilisés en laboratoire pour simuler les plaques tectoniques, paraissaient systématiquement plus résistants que ne le suggéraient les observations géologiques. Les scientifiques en ont désormais l'explication.


La tectonique des plaques entraîne le lent déplacement des continents, provoquant tremblements de terre et éruptions volcaniques. Ces phénomènes résultent de la fragilité des plaques terrestres, qui se fracturent et se fissurent sous les contraintes.
Les géologues le savaient, mais les expériences en laboratoire avec diverses roches, comme l'olivine abondante dans ces plaques, montraient une résistance inattendue. Les échantillons testés résistaient invariablement à la pression simulant les mouvements crustaux.
Des chercheurs britanniques pointent un facteur négligé pendant des décennies : la taille des cristaux composant les roches détermine leur résistance sous contrainte externe.
À l'aide d'une microsonde en diamant, ils ont testé la résistance d'échantillons d'olivine à cristaux de tailles variées. Résultat : les roches à cristaux fins sont plus solides. Or, les roches synthétiques utilisées en labo, avec leurs cristaux plus petits que dans la nature, surestimaient la robustesse des plaques tectoniques. Ces nouvelles données réconcilient expériences et réalité géologique.
Cette avancée pourrait affiner les prévisions de séismes et éruptions volcaniques. En analysant la taille des cristaux, les experts identifieront les zones à risque de fracturation.