Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), composés cancérigènes du pétrole, perturbent le fonctionnement cardiaque du thon et d’autres vertébrés.
Depuis la marée noire de Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique, on sait que les poissons exposés au pétrole développent des troubles cardiaques graves : rythme ralenti et irrégulier, voire mort subite. Des chercheurs de l’Université de Stanford ont identifié le mécanisme sous-jacent.
Les HAP bloquent les canaux ioniques, protéines essentielles qui régulent l’entrée et la sortie des ions potassium dans les cellules cardiaques. Cela coordonne normalement les contractions musculaires. Sans fonctionnement optimal, le cœur se contracte plus lentement, entraînant bradycardie et arythmies.
Ce phénomène touche tous les vertébrés, de la vie marine (thons, tortues, dauphins) à l’homme, car les HAP polluent aussi l’air ambiant. (ks)
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