Les mégadonnées révèlent qu'en plus des particules fines, le dioxyde d'azote (NO2) influence directement les maladies respiratoires et les cancers du poumon selon votre région de résidence.

Une méga-étude confirme l'impact indépendant du dioxyde d'azote sur la mortalité.
L'Institut national de la santé publique et de l'environnement (RIVM) et l'Institut des sciences de l'évaluation des risques de l'Université d'Utrecht ont analysé les données de santé de 7,1 millions de Néerlandais ayant résidé au même endroit pendant au moins 5 ans jusqu'en 2010. Ces données ont été croisées avec les estimations des niveaux de particules fines et de dioxyde d'azote à leur domicile en 2001. Sur la période 2004-2011, les chercheurs ont examiné les taux de mortalité.
Cette étude, la plus vaste au monde sur le lien entre la qualité de l'air résidentiel et la mortalité, met en lumière plusieurs faits marquants. Outre l'effet des particules fines (réduisant l'espérance de vie de 9 mois), le dioxyde d'azote, principalement issu du trafic routier, entraîne une perte supplémentaire de 4 mois, selon Harald Wychgel, porte-parole du RIVM.
La pollution affecte tous les âges : un risque accru de décès prématuré existe aussi pour les moins de 65 ans.
Le RIVM envisage d'appliquer cette méthodologie aux effets du bruit, de la verdure ou de la consommation de médicaments. (ev)