Des scientifiques identifient une division cellulaire exceptionnelle où les chromosomes maternels et paternels se séparent dans des cellules distinctes.

Des chercheurs de la KU Leuven et de l'UGent ont mis au jour un nouveau mécanisme de division cellulaire : les chromosomes des deux parents ne sont pas transmis ensemble, mais répartis dans des cellules différentes. Ce phénomène rare peut provoquer de graves troubles du développement.
Dans la fécondation classique, la vie humaine débute par une cellule dotée de 46 chromosomes : 23 de la mère et 23 du père. Lors d'une division cellulaire standard, des copies complètes des deux lots chromosomiques sont transmises aux cellules filles, qui répètent le processus.
Exceptionnellement, les chromosomes maternels et paternels migrent vers des cellules séparées dès les premières divisions post-fécondation. Ainsi, un embryon peut comporter des cellules génétiquement distinctes, comme observé chez certains patients atteints de troubles développementaux sévères.
Cette découverte résulte d'une analyse minutieuse d'embryons bovins aux stades de 1 à 3 divisions cellulaires. Les résultats révèlent des embryons mosaïques : cellules avec génome maternel uniquement, génome paternel uniquement, ou génome mixte normal.
Les chercheurs nomment ce processus « division cellulaire hétérogone », soit « une division selon l'origine ».
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