Une vaste étude génomique révèle 80 gènes potentiellement impliqués dans le développement de la dépression.

Des millions de personnes dans le monde sont touchées par la dépression. Des expériences traumatisantes ou un stress chronique peuvent y contribuer, mais les raisons pour lesquelles certaines personnes y succombent tandis que d'autres résistent restent mal comprises.
Des chercheurs de l'Université d'Édimbourg ont analysé les génomes de 300 000 participants de la biobanque britannique en 2020. Ils ont identifié environ 80 gènes associés au risque de dépression. Certains de ces gènes interviennent dans le fonctionnement des synapses, ces jonctions entre cellules nerveuses qui facilitent l'échange de signaux électriques pour la communication neuronale.
Ces découvertes éclairent les mécanismes sous-jacents de la dépression et soulignent l'importance des méga-études comme la biobanque britannique, qui regroupe les données génétiques d'un demi-million de personnes.
Des recherches récentes confirment par ailleurs le rôle héréditaire partiel de la dépression.
Les scientifiques espèrent affiner la compréhension des causes précises de la maladie et développer des thérapies ciblées pour mieux soutenir les patients.
Cet article est paru dans la revue Nature Communications.