Si vous avez une prédisposition génétique à l'obésité, viser 7 à 9 heures de sommeil par nuit est essentiel pour limiter ce risque.

Des chercheurs britanniques ont analysé l'impact des habitudes de sommeil à partir des données de la UK Biobank, qui suit un demi-million de Britanniques depuis 2007. Parmi eux, certains portent des variants génétiques augmentant le risque d'obésité. Même avec une alimentation surveillée et une activité physique régulière, une bonne hygiène de sommeil s'ajoute désormais comme facteur clé de prévention.
Les siestes diurnes, le travail de nuit et le travail posté augmentent également le risque d'obésité
Un sommeil trop court (moins de 7 heures par nuit) ou trop long (plus de 9 heures) accroît significativement le risque de surpoids. Les personnes dormant plus de 9 heures pèsent en moyenne 4 kg de plus que celles ayant les mêmes gènes à risque mais un sommeil optimal (7-9 heures).
Les petits dormeurs, quant à eux, affichent 2 kg supplémentaires en moyenne. Les siestes diurnes, le travail de nuit et posté aggravent aussi ce risque. Aucune différence notable n'a été observée entre hommes et femmes sans prédisposition génétique.
Cette corrélation est bien liée au rythme de sommeil, affirment Carlos Celis et ses collègues dans l'American Journal of Clinical Nutrition. Les chercheurs ont ajusté leurs analyses pour tenir compte des habitudes alimentaires, problèmes de santé et statut socio-économique.
"Les personnes à haut risque génétique d'obésité devraient prêter une attention particulière à leur sommeil, en complément d'un régime équilibré et d'une activité physique", souligne Carlos Celis.