Les étoiles naines rouges, bien que sujettes à de puissantes éruptions, pourraient abriter des planètes dotées d'atmosphères protectrices, viables pour la vie sur des milliards d'années.

Les étoiles naines rouges produisent de grandes explosions, mais leurs planètes potentielles peuvent posséder des atmosphères protectrices et rester habitables pendant des milliards d'années.
D'après les données du satellite Kepler de la NASA, les astronomes estiment qu'une naine rouge sur 16 abrite une planète de la taille de la Terre dans sa zone habitable. Les naines rouges étant les étoiles les plus courantes, la planète habitable la plus proche pourrait se trouver à une distance relativement faible.
Plus petites, plus froides et moins lumineuses que notre Soleil, les naines rouges ne sont pas visibles à l'œil nu depuis la Terre, pourtant notre Voie lactée en compte environ 75 milliards.
Ces étoiles froides se prêtent idéalement à la détection de planètes par la méthode des transits, utilisée par Kepler. Cette technique mesure les variations régulières de luminosité quand une planète passe devant son étoile. Pour une petite étoile, le signal est plus marqué.
Des astronomes du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics ont analysé 95 naines rouges présentant des transits planétaires observés par Kepler. Ils concluent que plus de 60 % de ces étoiles possèdent des planètes confirmées. La plupart ne ressemblent pas à la Terre.
Cependant, trois candidates se distinguent par leur taille et température, similaires à celles de notre planète. Statistiquement, cela implique qu'environ 6 % des naines rouges ont une planète habitable de type terrestre. Or, les trois quarts des étoiles proches sont des naines rouges, ce qui place la planète habitable la plus proche à environ 13 années-lumière seulement – une distance cosmique modeste.
Malgré ces similarités en taille et température, d'autres défis persistent. Pour être dans la zone habitable, ces planètes orbitent très près de leur étoile, entraînant un verrouillage de marée : un hémisphère permanent face à l'étoile. Seule une atmosphère dense ou un océan profond pourrait redistribuer la chaleur, évitant un côté brûlant et un côté gelé. Une atmosphère robuste est essentielle pour se protéger des violentes rafales de rayonnement ultraviolet émises par ces étoiles.