L'électricité et la lumière artificielle sont des facteurs majeurs de privation de sommeil, selon une étude menée auprès de chasseurs-cueilleurs.

La privation de sommeil est souvent liée à notre hyperconnexion et au flux constant d'informations. Cependant, une recherche de l'Université de Washington met en lumière le rôle primordial de l'électricité et de la lumière artificielle.
Pour évaluer l'impact de l'électricité sur les cycles de sommeil en milieu naturel, les chercheurs ont comparé deux communautés de chasseurs-cueilleurs similaires dans le nord-est de l'Argentine, distantes de 50 km. L'une bénéficie d'un accès gratuit à l'électricité 24h/24, tandis que l'autre en est privée.
Durant une semaine en été et en hiver, les participants ont porté un bracelet traqueur de mouvements. Une immobilité prolongée indiquait le sommeil, complétée par un journal de bord.
Les résultats révèlent que le groupe avec électricité dort en moyenne une heure de moins, principalement en s'endormant plus tard grâce à la lumière artificielle. Les deux groupes dorment plus en hiver qu'en été, confirmant un besoin accru de sommeil lors des périodes sombres.
Cette étude illustre l'évolution du sommeil humain depuis l'ère des chasseurs-cueilleurs jusqu'à nos sociétés industrialisées, avec des effets potentiellement amplifiés dans les contextes hautement urbanisés. (ks)