Au sommet de sa puissance, Gengis Khan régnait sur un empire s'étendant de la côte nord de la Chine à la mer Caspienne. Des recherches récentes sur les cernes d'arbres révèlent que des conditions météorologiques favorables ont boosté ses conquêtes.

Gengis Khan (1162-1227), unificateur des tribus nomades d'Asie du Nord-Est, a conquis une vaste partie de l'Eurasie. Contrairement à l'idée d'une sécheresse poussant les Mongols à l'attaque, des études montrent que ses étés étaient exceptionnellement humides et chauds de 1211 à 1225, période de pic d'expansion impériale.
Ces précipitations abondantes ont favorisé des récoltes abondantes et une herbe luxuriante dans la steppe, nourrissant la redoutable cavalerie mongole.
Cette découverte provient d'une étude scientifique sur le climat et les incendies en Mongolie. Des pins millénaires, poussant sur une plaine de lave à 200 km au nord-ouest de Karakorum, ancienne capitale de Gengis Khan, montrent via leurs cernes une pluviométrie exceptionnelle durant cette ère clé.
Des résultats préliminaires indiquent aussi que des régions conquises, comme les abords de Pékin ou l'est du Kazakhstan, subissaient alors une sécheresse sévère. Cela expliquerait la faible résistance locale due aux famines, facilitant les victoires mongoles. (aa)