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Le « Petit Âge glaciaire » mérite-t-il vraiment ce nom ? Une étude remet en question les idées reçues

Le prétendu « Petit Âge glaciaire » a été bien moins dramatique que ne le laissent souvent entendre les récits populaires. Il ne peut en outre pas être entièrement attribué à une période prolongée de faible activité solaire.

Le « Petit Âge glaciaire » mérite-t-il vraiment ce nom ? Une étude remet en question les idées reçues

Des chercheurs britanniques, dirigés par Mike Lockwood de l’Université de Reading, tirent cette conclusion dans un article publié dans Astronomy & Geophysics. Leur analyse repose sur une étude approfondie des données historiques et météorologiques.

Entre 1650 et 1710 (minimum de Maunder) et entre 1790 et 1825 (minimum de Dalton), l’activité solaire était nettement inférieure à la moyenne. Au XVIIe siècle, l’Europe a connu des hivers particulièrement rigoureux, immortalisés par les peintres hollandais et flamands.

Cependant, selon Lockwood et ses collègues, le terme « Petit Âge glaciaire » est trompeur. La température moyenne en Europe n’était abaissée que de 0,5 °C par rapport à la normale (contre au moins 8 °C lors d’une véritable période glaciaire). Les effets étaient régionaux : aux hivers parfois sévères s’ajoutaient régulièrement des étés très chauds. Enfin, le Soleil ne saurait être identifié comme la cause unique.

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