Un traitement expérimental contre le VIH montre des résultats prometteurs en laboratoire.

Des chercheurs de l'Université de Caroline du Nord développent une nouvelle approche contre le VIH. Ils ont testé une combinaison d'un anticorps spécifique, le 3B3, et d'une toxine bactérienne PE38, sur des souris dotées d'un système immunitaire humanisé.
L'anticorps 3B3 cible la protéine Env du VIH, forçant les cellules infectées – généralement cachées – à migrer vers la surface. La toxine PE38 les détruit ensuite de manière ciblée.
Cette méthode n'a été testée qu'en modèle murin pour l'instant. Chez l'humain, exposer les cellules infectées pourrait activer le virus et favoriser la progression vers le SIDA, ce que les antirétroviraux (TAR) préviennent actuellement. Les patients séropositifs doivent suivre cette thérapie à vie pour contrôler le virus.
La stratégie "kick and kill".
Les souris ont aussi reçu des antirétroviraux standards, qui ne font que supprimer le virus, comme chez l'humain. Mais l'ajout de 3B3 et PE38, baptisé "kick and kill", a réduit les particules virales de six fois par rapport au traitement initial.
Malgré ces avancées encourageantes, le chemin vers un remède reste long. Les résultats, publiés dans PLOS Pathogens, sont optimistes : "Notre étude prouve qu'il est possible de traquer et d'éliminer le VIH", déclare le chercheur principal, Victor Garcia. "C'est une étape clé vers un remède." (adw)
[]