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Vie extraterrestre : des courants d'air inattendus compliquent la recherche sur Proxima b et Trappist-1d

Des courants d'air inhabituels sur certaines exoplanètes rendent la quête de vie extraterrestre plus ardue, obligeant les scientifiques à affiner leurs méthodes d'analyse.

La présence d'ozone et d'autres composés oxygénés représente un indicateur fort potentiel de vie extraterrestre. Cependant, l'absence détectée n'exclut pas leur existence, ni celle de formes de vie.

L'oxygène, élément hautement réactif, disparaît rapidement de l'atmosphère sans apport continu via la photosynthèse par des plantes ou bactéries. Sa détection, sous forme de gaz dioxygène (O2) ou d'ozone (O3), signalerait ainsi une biosignature sur une exoplanète.

La recherche entre dans une ère nouvelle grâce au télescope spatial James Webb (JWST), lancé en décembre 2021 et opérationnel depuis. Ses instruments optiques et infrarouges analysent la lumière traversant les atmosphères exoplanétaires via spectroscopie, révélant leur composition chimique.

Les astronomes affinent leurs stratégies en s'appuyant sur les données existantes de planètes prometteuses comme Proxima b et Trappist-1d.

Ces deux exoplanètes orbitent très près de leur étoile naine rouge, en rotation synchrone parfaite, présentant un hémisphère diurne permanent et un hémisphère nocturne éternel, à l'image de la Lune.

Une équipe d'astronomes belges et allemands a modélisé la circulation de l'ozone en haute atmosphère. Résultat : sur Proxima b et Trappist-1d, les vents principaux propulsent l'ozone vers l'équateur où il s'accumule, contrairement à la Terre.

Une protection UV limitée à l'équateur serait viable autour de naines rouges comme Proxima Centauri ou Trappist-1, émettant moins de rayonnement. L'ozone reste ainsi un indicateur fiable, même inégalement réparti.

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