Des recherches sur plus de 130 momies anciennes révèlent que l'athérosclérose affectait nos ancêtres lointains, bien avant l'ère moderne.

Les momies anciennes luttaient aussi contre l'athérosclérose. Les causes dépassent notre mode de vie actuel.
L'athérosclérose, ou artériosclérose, est la principale cause de mortalité dans les pays occidentaux. Ce durcissement et rétrécissement des artères peut entraîner des maladies cardiovasculaires graves, comme l'infarctus du myocarde ou l'accident vasculaire cérébral. Traditionnellement attribuée à un mode de vie sédentaire et riche en graisses, cette pathologie semble plus universelle. Une étude sur des momies anciennes montre en effet sa présence chez nos ancêtres, soulignant le rôle de facteurs comme l'âge et l'inflammation.
L'athérosclérose fait malheureusement partie du vieillissement humain, bien qu'un mode de vie sain – alimentation équilibrée et exercice physique – en ralentisse le développement. Des études confirment par exemple que l'obésité infantile accélère la formation de plaques artérielles.
Une équipe internationale a examiné 137 momies au scanner, issues de quatre populations et époques distinctes sur 4 000 ans : des Égyptiens anciens aux Indiens péruviens précolombiens. Malgré des régimes et climats variés, 34 % des momies présentaient des signes d'athérosclérose, un taux plus élevé chez les individus âgés. Ces résultats, publiés dans The Lancet, appellent à de nouvelles recherches sur l'impact des infections, inflammations et facteurs génétiques. (tn)